Chaque symposium est ouvert à tout chercheur voulant y contribuer. En plus de la communication préparée par les chercheurs ou les institutions désignés pour développer un axe, le comité scientifique international du 5e congrès mondial sur la résilience sélectionnera une à deux communications libres par axe pour enrichir les débats. Tout chercheur voulant y contribuer est donc inviter à soumettre sur le site du 5e congrès mondial, un résumé de 300 mots et quatre mots clés, en sélectionnant dans la liste des thèmes le symposium approprié et en mentionnant dans le titre de sa communication l’axe d’intérêt.

Toutes les institutions responsables de la présentation d’un axe, ou leurs représentants, tout comme les autres chercheurs qui veulent y contribuer ont jusqu’au 31 août 2020 pour soumettre le résumé de leur communication. Ils devront soumettre sur le site web du congrès, au plus tard le 30 novembre 2020, le texte complet de leur communication, pour publication dans les différents volumes du congrès.

Symposium International de philosophie sur la résilience

La résilience se donne à découvrir comme un concept-phare des disciplines théoriques. Elle permet de décrypter et d’interpréter diverses attitudes pratiques. Elle favorise aussi l’explication et la compréhension des façons de procéder, des façons d’agir, de (se) réaliser, de penser et de (se) positionner (dans) le monde. Il s’agit d’un concept élastique et ectoplasmique. Le spectre sémantique de la résilience est varié et son champ herméneutique, polyvalent. Ils charrient des éléments hétérogènes qui couvrent une large gamme des disciplines scientifiques. L’attractivité, la puissance suggestive et la complexité de la résilience ont favorisé son émergence, sa maturation et sa large diffusion. Elles l’ont hissée au rang de concept paradigmatique décisif de diverses disciplines scientifiques… Au-delà de ces variations paradigmatiques et sémantiques, on pourrait procéder au décryptage de son concept en tant que trait déterminant de la personnalité, résultat, processus existentiel et expérience transformatrice. À noter que les études philosophiques n’ont pas vraiment thématisé et pris en charge le champ complexe de la résilience. Les propos et propositions heuristiques du Symposium international visent à combler ce déficit et à désobscurcir et découvrir ses diverses facettes. Ils s’organisent aussi en direction africaine, pour envisager un nouveau-penser-à-la-résilience à partir des expressions et des expériences africaines. Les réflexions et élaborations théoriques proposées par le Symposium international vont procéder à l’exploration du concept de résilience et à la détermination de ses incidences en ce qui concerne le développement humain et le développement durable, spécialement en Afrique, en suivant une orientation quadripolaire.

Il va opérer à la problématisation et à la compréhension basique du concept de résilience. Il initiera un questionnement autour de son statut théorique et illustrera son mouvement entre raison théorique et raison pratique. L’Axe théorétique et épistémologique veut aussi penser la résilience dans le sillage des technosciences, des technologies et des nano-bio-info-cogno-sciences (NBIC). La réflexion aura aussi un accent évaluatif et propositif au plan méthodologique et heuristique.

Axe présenté par le Laboratoire de Recherche et d’Études Philosophiques (Université de Douala)

Il s’attèlera à une analytique proprement philosophique de la résilience en mettant en avant le plan ontologique ainsi que les approches phénoménologique et herméneutique. Il s’agira d’atteindre l’eidos de la résilience à partir de la vision de ses variations phénoménales. La thématisation onto-anthropologique de Xavier Zubiri, avec les concepts de personnéité et de personnalité évoquent la résilience et portent des traces de sa signifiance. L’herméneutique du Soi et du Sujet, développée par un auteur comme Paul Ricœur, peut grandement aider à appréhender le sens et les dimensions personnelles de la résilience.

Axe traité par la Faculté de philosophie de l’UCAC

Il va porter la réflexion sur les champs de l’action de l’être humain pris collectivement et individuellement. Il s’agira de voir les jeux et enjeux de la résilience en ce qui concerne l’émergence éthique et politique de la personne humaine. Des expériences comme la réforme politique ou la révolution politique viennent illustrer la puissance de la réalité qu’est la résilience dans la reconstruction des communautés historiques et la réorganisation des sociétés vivantes. Les dimensions éthiques et esthétiques de la résilience seront aussi thématisées et développées durant ce parcours heuristique.

Axe développé par le Département de philosophie de l’École Normale Supérieure de Yaoundé

Il représente le summum du cheminement théorique du Symposium international. À ce niveau, les réflexions vont être confrontées aux défis, aux réalités, aux attentes et ambitions endogènes ; celles des braves populations africaines. Il s’agit d’entrevoir dans quelles mesures et selon quelles modalités le fait de la résilience peut être concrètement mis à contribution en faveur de l’émergence multidimensionnelle de l’Afrique. Dans cette logique, on découvrira que le penser-à-la-résilience obéit aussi aux rationalités africaines. Il peut l’éclairer et favoriser leur potentialisation. La résilience peut devenir un paradigme décisif dans l’analyse de certaines réalités et phénomènes qui marquent la conscience-de-soi des Africain(e)s dans leur monde-vécu-socio-culturel. La résilience pourrait finalement se transmuer en pont-levis en ce qui concerne le mouvement développemental humain et durable en Afrique.

Axe abordé par l’Institut de Philosophie Saint Joseph Mukasa

Modérateur du Colloque:
Pr Benjamin Alexandre Nkoum,
Maître de Conférences-UCAC
Directeur Ecole des Sciences de la Santé
Président du Comité national d’organisation du
5e congrès mondial sur la résilience

Directeur scientifique du colloque:
Pr Stève Gaston Bobongaud,
Maître de Conférences-UCAC
Spécialiste en Éthique et Philosophie Politique
Chercheur en Innovation, Théories Pures et Systèmes de Pensée
Cell. +237 655 06 57 94 E-mail : sachama2000@yahoo.fr

Symposium de la clinique de la résilience

La résilience est un concept plus ou moins intégré aux domaines de connaissance et courants de pensée établis. Situé aux confins du psychique, du culturel et du social, il engendre un climat passionnel de séduction ou de rejet. Dans un regard nouveau sur des phénomènes connus, il tente de délimiter un certain nombre de processus vivants de lutte contre la souffrance humaine issue de circonstances de vie particulières. Il est intéressant d’explorer la notion de résilience de manière sensible et complexe, sans crainte de l’imprécis, du chaos de la pensée ou encore de la complexité, c’est à dire, en acceptant les contradictions, la complémentarité et la diversité des points de vue théorico-pratiques. Les capacités créatrices dans le champ de la résilience mettent en exergue la faculté de rebondir après des blessures psychiques de la vie. En clinique de la résilience, cela implique un certain nombre de capacités psychiques telles que la sublimation, le contrôle des affects, la capacité à reporter dans le temps la réalisation des désirs, l’altruisme et l’humour. La dynamique des capacités créatrices met également en valeur la qualité de l’environnement affectif dans la constitution des qualités nécessaires au dépassement des traumas d’origine intra ou extrafamiliaux. La résilience se tisse entre histoire intime, événement de vie, modes de défenses psychiques privilégiés, type de résonance et de contrôle affectif. Les indicateurs cliniques concrets sont souvent le positionnement social : choix professionnel, choix de conjoint, représentations du traumatisme offert par l’environnement. Outre les facteurs constitutionnels de la résilience, il faut souligner l’importance des appuis affectifs et relationnels sur certaines personnes de référence du milieu des personnes résilientes, ceci soit avant l’événement traumatique, soit après, dans un milieu thérapeutique ou naturel. Ceci invite à une démarche qui inclut les proches des personnes en souffrance pour activer les facteurs nécessaires à l’éclosion du processus résilientiel. Les praticiens mettent l’accent sur la quête d’un sens à la vie, au travers d’une recherche spirituelle, dans la construction de projets à réaliser ou par un engagement dans des actions de solidarité humaine. Il en ressort que le lien entre la résilience et les capacités créatrices est que la résilience se nourrit des capacités créatrices et les nourrit en même temps. Ce sont ces différentes capacités créatrices que le symposium aborde autour de six principaux axes.

Cet axe explore la résilience dans une approche de reconfiguration des liens. Il cherche à comprendre le travail de résilience à travers la dynamique des liens dans les trois sphères du cosmos : le macrocosmos, le mésocosmos et le microcosmos. Il remet le fonctionnement psychique de l’homme (Ego) au centre des relations polaires, c’est-à-dire entre les deux axes : ontologique et ontogénétique. Il questionne la dynamique résilientielle dans la verticalité et l’horizontalité des liens cosmiques. Il examine donc le travail de résilience autour du resserrement du lien entre Ego et la Famille biolignagère, de l’affermissement du lien entre Ego et l’Ancêtre, de la consolidation du lien entre la Famille biolignagère et l’Ancêtre et de l’émergence du lien de maîtrise d’Ego sur l’Alter.

Axe traité par Léonard Nguimfack et Ovambe Mbarga
Département de psychologie de l’Université de Yaoundé 1

Le présent axe s’intéresse à un milieu où les populations vivent des répercussions dramatiques et développent des souffrances psychiques. Il relève que l’applicabilité de la démarche clinique telle qu’apprise et pratiquée dans d’autres milieux est mise à mal dans ce milieu spécifique. Ceci confronte le psychologue à un choc de réalités contextuelles plus ou moins complexes au regard de ses acquis. L’axe s’intéresse donc à comprendre comment le psychologue clinicien contextualise sa pratique en milieu humanitaire, pour favoriser l’émergence de la résilience chez les populations affectées par le psychotraumatisme ou l’adversité psychosociale. Il s’attarde sur les facteurs contextuels de vulnérabilité et de protection. Il questionne les interventions cliniques mises sur pied pour une résilience assistée. Il examine comment ces diverses procédures reposent sur un ensemble de connaissances théorico-pratiques que le psychologue a acquis au cours de sa formation.

Axe traité par Marie Chantale Tjam, Monique Mélanie Ngo Baha et Hervé Enone Epoh
Département de psychologie de l’Université de Douala (Cameroun)

L’axe porte un intérêt sur les facteurs environnementaux de la situation de handicap et les facteurs individuels de la personne âgée qui favorisent un processus de résilience. En effet, partant des situations expérientielles, il est mis en évidence la recherche d’un sens à son existence. En situation de handicap, l’avancée en âge semble favoriser le développement d’un fort sentiment de contrôle de l’adversité qui donne une impression à la personne de maîtriser les nouvelles expériences, de sorte que la perception que son environnement a d’elle, va s’imbriquer dans son soi pour former un tout unique qui avec les pertes vécues, fera émerger une image d’elle plus valorisée par la société. L’axe explore ainsi la vieillesse qui constitue une variable de protection face au handicap.

Axe traité par Emilie Tchokoté et Joseph Ghislain Ndjocki
Département de Guidance Counseling de l’Université de Buéa

Les maladies chroniques engendrent un important tribut de souffrances et d’invalidités souvent vécues en termes de blessures narcissiques. Pour maîtriser le trauma et contrôler les angoisses qui en découlent, les sujets recourent à un processus de mise en sens de l’expérience traumatique. Seulement, toute atteinte organique provoque des modifications dans la circulation de l’énergie libidinale pouvant entraver le processus de résilience. Certains patients souffrant de maladies chroniques réussissent dans leur tentative de résilience, tandis que d’autres échouent. Le présent axe examine les modalités différentielles tant de la réussite que de l’échec de résilience chez les personnes vivant en contexte de chronicité.

Axe développé par Thierry Dong et Hassan Njifon
Département de Philosophie-Psychologie-sociologie de l’Université Dschang

L’axe s’intéresse au processus de résilience en contexte d’adversité périnatale. Il met une emphase sur l’accouchement prématuré qu’il considère comme événement de vie désorganisateur du psychisme de la mère à l’instar d’un raz de marée. La prématurité a une valeur traumatique au regard du débordement pulsionnel qui lui est inhérent et l’afflux des excitations extérieures qui vont dépasser la capacité de contenance de l’appareil psychique. Face à cet accouchement hors norme, de nombreuses mères s’enlisent dans une souffrance psychique tandis que d’autres parviennent à la surmonter. L’axe explore donc les diverses trajectoires de résilience que pourraient présenter les mères d’enfants prématurés.

Axe abordé par Aline Maguiabou Tchidjo et Idriss Konfo Tcholong
Département de Philosophie et de Psychologie de l’Université de Maroua

Cet axe s’intéresse aux capacités résilientes des familles ayant en leur sein un enfant souffrant de troubles cognitifs. Il rappelle que la survenue d’un trouble cognitif grave chez un enfant met à l’épreuve les capacités résilientes de la famille ; en ce sens que celle-ci voit son projet de pérennisation de la lignée familiale ainsi que de la conservation de certaines valeurs familiales mis à mal ou compromis. Vécu comme un échec, un chaos, la naissance de l’enfant souffrant de trouble cognitif met souvent la famille dans un mode de fonctionnement en parfait décalage avec les investissements précédents. Ainsi, pour faire face, surmonter ou se relever de cette situation, la famille fait recours à un système de compréhension et d’interprétation d’ordre résilientiel. C’est cette force réactualisante familiale qu’explore le présent axe.

Axe abordé par Prosper Godwé Ngnassiri et Boris Goula Tojuin
Département de Psychologie de Ngaoundéré

Modérateur du Symposium
Pr Serban Ionescu
Professeur émérite
Université Paris VIII – France
Université du Québec à Trois-Rivières – Canada
Grand Conférencier du 5e Congrès mondial sur la Résilience

Directeur scientifique du symposium
Pr Léonard Nguimfack
Maître de Conférences
Université de Yaoundé 1
Laboratoire du développement et du mal-développement
Membre du Comité scientifique International du 5e Congrès mondial dur la Résilience
Cell. +237.657.53.87.41 E-mail : lenguimfack@yahoo.fr

Symposium international de résilience dans les sciences infirmières

Les soins infirmiers sont aussi vieux que l’humanité, bien que ce ne soit que depuis 200 ans qu’elle soit considérée comme une discipline scientifique grâce à l’œuvre extraordinaire de Florence Nightingale. C’est d’ailleurs pourquoi, en reconnaissance pour son œuvre fondatrice et de celles de toutes les infirmières et infirmiers dans le monde et à travers les temps, l’OMS a déclarée l’année 2020, comme l’Année de l’infirmière. La science infirmière a pour objet l’accompagnement des individus, des familles et des communautés dans leur expérience de santé-maladie, dans leur expérience de résilience en contexte d’adversité chronique ou de traumatisme. Pour naviguer à travers les vagues du temps et continuer son développement, elle s’ajuste à l’évolution des paradigmes en sciences humaines et s’adapte aux besoins et exigences des bénéficiaires des soins. Cela fait d’elle une science résiliente. Elle passe de la prise en charge des maladies aiguës à l’accompagnement des personnes dans leurs expériences de maladies chroniques, sans pour autant perdre son essence et ses valeurs tant prônées, depuis Florence Nightingale, notamment l’humanisme, l’anticipation qui se concrétise dans la promotion de santé et la prévention des maladies, l’empowerment des bénéficiaires de soins en vue de leur autonomie, et la compassion. Cette science résiliente est passée des soins de bases à la pratique avancée, en développant progressivement chez ses professionnels, à travers le temps, des compétences de base, puis celles de pratique avancée et enfin de celle d’expertise de haut niveau en santé. Dans un monde aujourd’hui marqué par des exigences sans cesse croissantes en termes de qualité de soins, de sécurité et de satisfaction du patient, face à la pénurie en infirmières hautement qualifiées dans certaines parties du globe, devant l’augmentation conséquente de la charge de travail, et au vu de la reconnaissance faite au rôle infirmier, les professionnels de cet art –art infirmier- développent des attitudes et aptitudes leur permettant de gérer les multiples pressions liées à leur environnement de travail, de vivre une expérience de résilience professionnelle. Le présent symposium se focalise sur quatre axes thématiques : le cadre théorique et conceptuel infirmier de la résilience ; la résilience des infirmiers en milieu de soins ; la pratique infirmière fondée sur la résilience.

Cet axe exposera les théories infirmières qui abritent la résilience. Il abordera les concepts connexes, leur ressemblance et leur spécificité. Aussi, il montrera la place du concept de résilience dans les métaparadigmes en sciences infirmières. Pour finir, il sera question de montrer comment, dans un contexte dominé par l’évolution technologique, la transculturalité et la surmédicalisation, la pratique infirmière parvient à conserver toute son essence et ses valeurs, afin de répondre aux exigences du siècle présent en termes de soins.

Axe coordonné par Dr AMOR Monique, Inf., PhD – UCAC et Bili DOUTI, PhD(c), ESS-UCAC

Dans cet axe, il s’agira de montrer comment la pratique infirmière se déploie dans un environnement de travail où fluctuent de nombreuses adversités. Troubles de l’humeur, burn-out, charge de travail, rapports professionnels entre membres d’une équipe de soin, entre membres de disciplines différentes ou entre soignants et soignés, accès aux ressources de soins, sont autant d’adversités auxquelles sont confrontées les infirmières. Il est donc important de montrer comment ces dernières parviennent à trouver le bon équilibre pour la satisfaction du patient.

Axe coordonné par Dr Grace TADZONG-AWASUM, Inf. PhD – UCAC et Nadège DJUIKO, Inf., PhD(c), ESS-UCAC

Dans cet axe, la thématique portera sur la place de la resilience-based practice dans la pratique infirmière. Comment les infirmières parviennent-elles à accommoder les postulats des théories sur la résilience avec ceux de la pratique infirmière, pour qu’on puisse parler de pratique infirmière fondée sur la résilience ? Aussi, une emphase sur la contribution infirmière dans le processus de résilience assistée est importante.

Axe coordonné par Dr EYINGA Marius, Inf., PhD – UAC et Yvan NJINZEU, Inf., PhD(c), ESS-UCAC

Cet axe de communication présentera les ressources mises en œuvre par les malades et leurs familles pour faire face à une maladie chronique et aux nouveaux rôles développés par ceux-ci, en insistant sur l’apport de l’infirmière. Il présentera les modèles de références en rapport avec les sciences infirmières, dans la prise en soins de ces affections de longue durée.

Axe coordonné par Dr MVOA Sylvie, Inf., PhD – UCAC et Ful Judith MBEH, Inf., PhD(c), ESS-UCAC

Modérateur du Colloque:
Pr Liette St-Pierre
Infirmière, PhD en Sciences de l’éducation
Titulaire de chaire de recherche
Professeure titulaire
Département de Sciences Infirmières
Université du Québec-Trois-Rivières
https://oraprdnt.uqtr.uquebec.ca/pls/public/genw050r.page_perso?owa_no_personne=4722

Directeur scientifique du colloque:
Pr BI SUH Mary epse ATANGA
Infirmière, PhD en Sciences infirmières
Professeure titulaire
Université de Bamenda – Cameroun